miércoles, 25 de julio de 2012

lunes, 2 de julio de 2012

Les Espagnols en ont assez des "chorizos"

Les Espagnols en ont assez des "chorizos" LE MONDE | 02.07.2012 Par Sandrine Morel Francisco Correa se faisait surnommer "Don Vito", en référence au film Le Parrain. Il est sorti le 11 juin de la prison de Soto del Real, après plus de trois ans de détention préventive, sans avoir encore été jugé. Cet homme d'affaires espagnol est considéré comme le cerveau du grand scandale politico-financier baptisé l'"affaire Gürtel". Il est accusé d'avoir arrosé de pots-de-vin pendant dix ans des élus du Parti populaire en échange de l'adjudication de contrats de travaux publics et d'organisation d'événements d'envergure tels que la visite du pape à Valence en 2006. L'enquête judiciaire continue toujours. En revanche, le 18 juin, le procès de l'"affaire Malaya", un immense réseau de blanchiment d'argent et de corruption urbanistique à Marbella, en Andalousie, a enfin commencé, après sept ans d'instruction. Le procureur a demandé un "verdict exemplaire" pour ce qui fait figure de symbole de la corruption municipale. En 2006, le nombre de personnes impliquées avait conduit le conseil des ministres à ordonner la dissolution du conseil municipal. Et, aujourd'hui, sur le banc des accusés, on trouve aussi la célèbre chanteuse de copla Isabel Pantoja. Aucun parti et aucune région ne sont épargnés par les scandales de corruption, abus de biens sociaux ou fraude qui pullulent en Espagne. A Alicante, des voyages, voitures de luxe et "traductrices roumaines" ont été payés avec les fonds destinés au ramassage des ordures dans l'"affaire Brugal". A Barcelone, la justice enquête pour savoir si les fonds détournés du Palau de la Musica ont servi à financer le parti nationaliste Convergencia democratica de Catalunya. En Andalousie, région gouvernée par le Parti socialiste depuis 1980, l'ancien directeur général du travail du gouvernement andalou aurait détourné au profit de faux travailleurs, pendant dix ans, 1,2 milliard d'euros d'aides sociales destinées à des préretraites et des plans de licenciement. La liste est longue, et ces exemples ne sont que les cas les plus médiatiques actuellement en phase d'instruction ou de procès. Dans les Baléares, l'"affaire Palma Arena" a conduit le président de la région, Jaume Matas, en prison en mars. A Castellon, c'est l'ancien président de la province, Carlos Fabra, qui est accusé de fraude fiscale. Mais il n'a toujours pas été jugé, après plus de huit années d'enquête qui ont vu se succéder neuf juges d'instruction. Le dernier, Jacobo Pin, a demandé, jeudi 28 juin, la protection du Conseil général du pouvoir judiciaire après avoir dénoncé des pressions du tribunal provincial qui perturberaient son indépendance et tenteraient d'imposer le non-lieu. Même la monarchie traîne ses propres casseroles. En 2011, le gendre du roi d'Espagne, Iñaki Urdangarin, a été mis en cause dans une affaire de détournement de fonds publics vers des paradis fiscaux. Le soutien populaire à la couronne a été écorné par ce scandale qui fait encore trembler le prétendant à la succession au trône de Juan Carlos Ier, le prince Felipe. "Le nombre excessif d'élus mis en examen dans des affaires de corruption n'est pas propre à une démocratie "normale"", soutient le magistrat José-Luis Ramirez Ortiz, de l'association espagnole Juges pour la démocratie. En cause : l'impact du boom immobilier, à l'origine de tous les maux de l'Espagne. "Le développement urbanistique a fait circuler d'énormes sommes d'argent qui ont affecté le fonctionnement des municipalités et des régions autonomes. Car de nombreux promoteurs étaient prêts à utiliser une partie de ces sommes pour obtenir le soutien des élus..." Dans des centaines de villes et villages, les maires, véritables caciques qui détenaient les clefs de la requalification des terrains et le pouvoir de dessiner les plans d'urbanisme, se sont mis à rouler en voiture de luxe et à habiter des palaces, tous frais payés par des promoteurs immobiliers qui se prenaient pour les rois du pétrole. "Le plus grave est le sentiment d'impunité que l'on détecte dans les conversations entre les accusés", insiste M. Ramirez. Après le chômage et les questions économiques, la classe politique est le troisième problème des Espagnols, selon le Centre de recherches sociologiques. Très loin devant l'éducation, l'immigration, la santé ou l'insécurité. Selon un sondage Metroscopia pour le quotidien El Pais, paru le 23 juin, 69 % des Espagnols considèrent que la justice fonctionne mal ou très mal. L'"affaire Divar", du nom du président du Tribunal suprême et du conseil général du pouvoir judiciaire, contraint à la démission le 21 juin après que la presse a révélé ses multiples voyages privés à Marbella aux frais du contribuable, n'arrange rien. L'un des principaux slogans des "indignés", ce mouvement de contestation social né en Espagne en 2011, "No hay pan para tantos chorizos" ("Il n'y a pas assez de pain pour tellement de chorizos", surnom donné aux voleurs), traduit la colère de la population. Car le boom espagnol n'a pas profité à tout le monde. Les mileuristas, ces Espagnols qui gagnaient 1 000 euros par mois, symboles de précarité, existaient avant la crise. Aujourd'hui, dans un pays qui compte 24 % de chômeurs, ils sont presque des privilégiés. Alors même que la crise trouve ses racines dans la bulle immobilière, difficile de digérer la corruption massive des élites politiques qui en a découlé. "Si la situation économique empire, la colère, jusque-là contenue, des Espagnols pourrait donner lieu à des incidents violents", craint le sociologue Fermin Bouza, qui rappelle que "la désaffection politique, qui a augmenté avec la crise, est un combustible pour les révoltes sociales". sandrine.mo@gmail.com Sandrine Morel

viernes, 1 de junio de 2012

domingo, 27 de mayo de 2012

culpables

La teoría proclamada por el actual Gobierno del PP y por el anterior Gobierno socialista según la cual las comunidades autónomas son las culpables del déficit público ha sido refutada por las cifras, por los hechos y por expertos en Economía Aplicada y Hacienda Pública de distinta orientación ideológica. La Administración central del Estado viene generando sistemáticamente el doble de déficit que las comunidades autónomas en su conjunto. Ni siquiera el afloramiento del déficit oculto de las comunidades de Madrid, Valencia y Castilla y León desmiente la realidad en cifras absolutas y relativas. El Estado gasta más y se sacrifica menos. Sí es una verdad aritmética que las comunidades autónomas suelen presentar una desviación presupuestaria superior a la del Estado, pero a ello contribuye de manera considerable una razón política: es el Gobierno central quien fija la distribución de los objetivos de déficit y como quien parte y reparte se lleva la mejor parte, la Administración central obliga a las comunidades a sacrificarse más que a sí misma, fijándoles un ambicioso objetivo de déficit, al tiempo que les recorta los ingresos y les transfiere nuevas obligaciones de gasto. La infografía que acompaña esta crónica ilustra la diferencia de magnitudes. En el 2010 el déficit de la Administración central fue del 5,8% del PIB frente al 2,8% de las comunidades autónomas y en 2011 la diferencia fue de 5,1% frente al 3,3% contando lo que escondían Esperanza Aguirre y sus correligionarios. Para este año, el Gobierno central ha impuesto un objetivo de déficit considerablemente más riguroso para las comunidades autónomas, el 1,5%, que para él mismo, el 3,5%. Hay que tener en cuenta que desde hace ya varios años, la parte del león del gasto público corresponde a las comunidades autónomas. Según los datos más actualizados, en el 2010 la Administración central sólo asumió el 20.4% del total del gasto público en España; en cambio, las comunidades autónomas tuvieron que hacer frente al 34,6%. El resto corresponde a la administración local, 13,4%, y a la Seguridad Social, 31,6%. Así pues, a pesar de tener menos compromisos de gasto, el Estado se autoexige menos sacrificios y genera más déficit. Como la situación no mueve precisamente al optimismo ni en en Madrid ni en Bruselas, y en Frankfurt no se fían de nada ni de nadie, el Gobierno de Rajoy se vio obligado en abril pasado a revisar los objetivos de déficit para el conjunto de las administraciones públicas para el año 2013 y no quiso aprovechar la ocasión para predicar con el ejemplo. El Gobierno mantuvo el objetivo global del 3%, pero modificó la distribución del esfuerzo entre las diferentes administraciones: cuatro décimas más de ajuste para la Administración central, frente a las seis décimas que le impone a las autonomías De acuerdo con la nueva filosofía anticrisis que llevó a reformar la constitución y elaborar la ley de estabilidad presupuestaria, las administraciones públicas españolas están obligadas a pagar prioritariamente las deudas y los intereses antes que nada. Los compromisos financieros pasan por delante de la salud y de las pensiones si es necesario. Eso significa que la reducción del déficit sólo se puede realizar en los gastos no financieros. Pues bien, un informe elaborado por el Departament de Economia de la Generalitat de Catalunya demuestra con cifras que en el 2011, con la crisis en pleno apogeo, el Estado no sólo no redujo su gasto no financiero, sino que lo incrementó un 2,6%, mientras que Catalunya redujo sus gastos no financieros en un 7%. Contándolo todo, el Ejecutivo de José Luis Rodríguez Zapatero que tenía en Elena Salgado el gran cerebro de la austeridad, aumentó el gasto en un 0,4%, mientras que Catalunya, sin ir más lejos, lo reducía en el 9,35%. Gasto estatal frente a gasto social. El dato anterior es fundamental para el análisis político. Proporcionalmente, el esfuerzo que tienen que hacer el Estado y las autonomías podría parecer similar, pero es casi una obviedad que el margen de maniobra no es el mismo. Las comunidades han asumido la responsabilidad del gasto social, Han de hacer frente a la sanidad pública, la educación y los servicios propios del Estado del bienestar. Son competencias en las que contraer el gasto resulta mucho más difícil y políticamente más controvertido, sobre todo en épocas de crisis como la actual. Los ingresos caen en picado, pero las necesidades de gasto social se mantienen, cuando no se disparan. Desde el punto de vista político, si el Gobierno central aplaza una inversión en, pongamos por caso, un tramo de la red ferroviaria del AVE o en la adquisición de material militar, no tendrá la misma repercusión social, política o electoral, que cuando el Gobierno de una comunidad autónoma cierra escuelas o centros sanitarios o deja sin subvención a los centros de integración de discapacitados. La deslealtad institucional. Los gobiernos de las comunidades autónomas han denunciado por otra parte el fenómeno de la deslealtad institucional, practicada por la Administración central, independientemente del signo político del gobierno de turno. El principio de lealtad institucional está establecido en la Lofca y se define como "la determinación del impacto positivo o negativo que las disposiciones generales aprobadas por el Estado tengan sobre las comunidades autónomas , tanto en materia de ingresos como en materia de nuevas obligaciones de gasto". Sin embargo, una cosa es predicar y otra muy distinta dar trigo. El ejemplo paradigmático es la ley de la Dependencia. Fue el proyecto político estelar de la primera legislatura de Zapatero. Aunque los servicios sociales son competencia autonómica, los dos partidos mayoritarios, PSOE y PP, que andaban a la greña en casi todo, se pusieron rápidamente de acuerdo para asumir las ayudas a la dependencia como un derecho universal que compete al Estado. Se pusieron la medalla de la sensibilidad social, pero encargaron la gestión a las comunidades autónomas. Con la crisis, la financiación empezó a fallar y los gobiernos autonómicos tuvieron que hacer frente casi en solitario a algunos pagos y a todas las protestas de los que no recibían las ayudas prometidas. En el 2009, con el tripartito de Montilla en la Generalitat y Zapatero en la Moncloa, el Govern de Catalunya denunció que la deslealtad del gobierno amigo equivalía al 5% de su presupuesto consolidado, es decir, 1.849 millones de euros, sin contar el desfase de la ley de la dependencia. Ahora mismo, el Gobierno catalán cifra la deuda por deslealtad institucional en 2.428,9 millones de euros. Gastos considerados periféricos. No entra dentro del capítulo de la deslealtad institucional, pero forma parte también del eterno modus operandi de la Administración central que, cuando tiene que recortar gastos, empieza siempre por reducir transferencias que tiene comprometidas y que realiza directamente a entidades con sede en las comunidades autónomas. Por ejemplo, en Catalunya las subvenciones directas al Gran Teatre del Liceu o al MACBA. El Gobierno central deja de pagar, pero el problema se queda en la comunidad. Según cálculos de la Generalitat, este año el Gobierno del Estado suprimirá subvenciones a entidades catalanas por valor de 484 millones y las entidades perjudicadas obviamente piden auxilio a la administración más próxima y más implicada. Eso nunca le ocurrirá al Museo del Prado, que depende del Estado, que le ha subido este año el presupuesto. Las duplicidades. La crítica más recurrente sobre el denominado "despilfarro autonómico" hace referencia a los organismos públicos de distintas administraciones que tienen encomendada prácticamente la misma función y que acaban incluso compitiendo entre sí. Expertos consultados señalan el origen de esta disfunción en el recelo demostrado por la Administración del Estado respecto a las autonomías y a la "artificiosidad política" de algunas comunidades autónomas. Ha habido proliferación de organismos e instituciones multiplicadas por diecisiete, parlamentos, órganos consultivos, defensores del pueblo, tribunales de cuentas, empresas públicas, etcétera, pero la burocracia estatal mantiene una dura resistencia a dejar paso al poder autonómico. El Institut d'Estudis Autonòmics señala en un informe reciente que el Estado interviene sistemáticamente en ámbitos de competencia autonómica exclusiva amparándose en los preceptos constitucionales que le facultan para fijar la legislación básica o establecer la coordinación general. La pugna entre administraciones genera derroche de recursos y de energías como demuestra el siguiente ejemplo: las competencias en cultura son exclusivas de las comunidades autónomas pero sigue existiendo el ministerio y los organismos que dependen de él, como el Instituto Nacional de Artes Escénicas y de la Música (INAEM). En el 2008, este organismo publicó una convocatoria de ayudas para la construcción de equipamientos. La Generalitat recurrió y el Tribunal Constitucional le acaba de dar la razón, pero sólo la razón, porque las ayudas se pagaron en el 2008 y se justificaron en el 2009. Total, hechos consumados por parte del Estado, competencia absurda entre administraciones, más gasto público y encima pleitos y procedimientos judiciales, aunque el paradigma del absurdo lo culminó Ángeles González-Sinde, la ministra de Cultura con Zapatero, que sin reparar en gastos pujó con dinero público para llevarse a Salamanca el archivo Centelles sobre escenas de la guerra civil en Catalunya.

viernes, 16 de marzo de 2012

lunes, 27 de febrero de 2012

viernes, 24 de febrero de 2012

Vidas rotas por una hipoteca

Perder la casa y quedarse en la calle por no poder pagar la hipoteca es una de las consecuencias más dolorosas de la crisis. Miles de familias han vivido o viven en esta situación, con una amenaza de desahucio o ya con su ejecución irremediable. Vidas rotas desde que la situación económica comenzó a desplomarse. Por todos es sabido que en el caso particular de España la recesión tiene una derivada inmobiliaria muy pesada. Entre el 2007 y el 2010 se presentaron más de 270.000 ejecuciones hipotecarias, con cifras que no han parado de crecer año tras año y que en el 2011 continuaron subiendo. Algunas fuentes elevan el volumen de expedientes a un total de 330.000.

Detrás de muchos de estos casos hay auténticos dramas. Su relato es el que recogen estas páginas de la La Vanguardia. Son historias diversas de familias, de personas de La Canonja, Lleida o Badalona. Tres ejemplos que ilustran la gravedad de un fenómeno que exige soluciones. Ya hace tiempo que se han organizado grupos de apoyo a los afectados que, entre otras acciones, impiden que los desahucios se lleven a cabo concentrándose ante las viviendas para evitarlos. Las experiencias en este sentido se han multiplicado mientras ha ido creciendo la conciencia ciudadana de que se debe buscar una salida.

El Gobierno anunció el miércoles un paquete de medidas para paliar los casos más extremos, ante los que requiere la colaboración de los bancos, a los que se les presentará un conjunto de buenas prácticas. Las más destacadas son que se les pedirá que den dos años de moratoria a las familias sin recursos que vayan a ser desahuciadas y que, llegado el caso, el precio de la vivienda que ejecutar sea el más alto posible. Hasta ahora, entregándola –lo que se conoce como dación en pago– no era suficiente para saldar la deuda. También se prevé reducir los elevados intereses de demora. Las entidades financieras podrán deducirse fiscalmente las pérdidas que puedan derivarse. Las organizaciones ciudadanas antidesahucios lo ven insuficiente.

"Nos condenan a escondernos"
Por Esteve Giralt (La Canonja)

Ni quisieron vivir por encima de sus posibilidades ni compraron la casa de sus sueños. Magda Martínez y Manuel Fernández, nacidos en El Prat de Llobregat y Cornellà, decidieron ir a vivir a Tarragona, hace ocho años, buscando un piso más barato. Lo encontraron en La Canonja, a las afueras de Tarragona, por 204.000 euros. Hace casi tres años que Manuel, principal sustento económico de la familia, se quedó en el paro. Su piso es propiedad ahora de la entidad bancaria, que les reclama además una deuda de 85.000 euros. Su desahucio estaba previsto para hoy, tras consumarse la ejecución hipotecaria y la subasta de su vivienda, ahora propiedad de un banco.

"Nos dejan sin techo y con una deuda de por vida. Nos condenan a vivir escondidos, en la economía sumergida, como si hubiéramos hecho algo malo. Estamos atrapados", resume Manuel. La pareja, que tiene tres hijos –de 13, 9 y 4 años–, pidió ayuda a la Plataforma de Afectados por la Hipoteca. Con su asesoramiento y la ayuda del Ayuntamiento de La Canonja, Manuel y Magda, de 42 y 33 años, han empezado una lucha que ha retrasado 30 días su desahucio. "Lo que queremos es lograr la dación en pago de su hipoteca", explica Joan Bel, portavoz de la Plataforma en Tarragona.

"Ellos nos ayudan a tirar adelante", cuenta Manuel mirando a Álex, su hijo pequeño. Su mujer es la única que ahora aporta algo de dinero a casa, empleada por horas en el sector de la limpieza. "Mira, buenas noticias, más trabajo", cuenta tras atender la llamada de su jefa. Su situación es desesperada, pues con lo que ingresa Magda, unos 110 euros mensuales, y el subsidio de Manuel, de 423 euros, no les alcanza. "Hemos empezado a ir a Cáritas a pedir comida", cuentan.

Recuerdan un pasado reciente con ingresos más que suficientes para pagar la hipoteca y llegar a final de mes sin apuros. Pero su hipoteca de poco más de 600 euros se convirtió, con una revisión cada seis meses, en una losa insoportable de 1.400 euros. La subida coincidió con el paro de Manuel, chófer con un sueldo de 2.400 euros al mes. "Más hondo no se puede caer. Pero no estamos solos, hay muchos en nuestra situación", destaca Magda. Su tesón les ha llevado a denunciar su situación públicamente. "La mayoría no piden ayuda por vergüenza", explica Bel, que cuenta con orgullo que la plataforma logró la dación en pago en el caso de un desahucio en Reus.

Manuel y Magda miran con escepticismo el anuncio del Gobierno de prorrogar los desahucios dos años e introducir la dación en pago en el caso de familias sin ingresos y en paro. "Es un globo sonda", pronostican. Esta pareja asegura que si quieren que abandonen el piso con la deuda a sus espaldas deberán venir antes los Mossos. "Aguantaremos hasta que nos saquen. Y si nos echan, volveremos", dice Manuel.

"Me han echado de casa y me he sentido humillado"
Por Javier Ricou (Lleida)

La historia de Germán, su esposa, Mari Mar, y las hijas de la pareja, Natalia (9 años) y Nelly (2,5 años), es la de un desahucio con todos los ingredientes de los tiempos que corren. Germán compró un piso en el barrio de la Bordeta de Lleida en el año 2003. Entonces trabajaba como alicatador en el sector de la construcción. Firmó una hipoteca de 130.000 euros y en el banco, recuerda, todo fueron facilidades y felicitaciones por la nueva adquisición. Piso de tres habitaciones, dos baños, generoso salón, espaciosa cocina y dos balcones, con galería. En aquella época el sueldo de Germán pasaba de los dos mil euros al mes y con la ayuda de su compañera podían permitirse pagar alrededor de mil euros de hipoteca. Las cosas empezaron a torcerse en el 2005. Germán se separó de su primera pareja y tuvo que abonarle 60.000 euros a cambio de quedarse él con el piso. Acudió al banco y otra vez fueron todo facilidades, le dejaron ese dinero y su hipoteca se amplió de los 130.000 hasta casi los 200.000 euros. Este vecino de Lleida inició una nueva relación con Mari Mar, que tiene una hija (Natalia) de una anterior relación y hace dos años y medio nació Nelly. Como los dos tenían trabajo pudieron hacer frente a la hipoteca. Pero en el 2009 la vida de esta pareja dio un inesperado vuelco. Mari Mar fue despedida, asegura, al quedarse embarazada de Nelly –ha denunciado a la empresa para la que trabajaba como ayudante de peluquería– y Germán fue víctima del desplome del sector de la construcción. Ambos se quedaron, de un día para otro, sin trabajo y con dos hijas a las que mantener. Y la entidad bancaria con la que tenían la hipoteca no ha perdonado. "Primero se quedaron durante dos años los poco más de 400 euros de subsidio y después han ejecutado sin piedad el desahucio", afirma Germán. "Me dijeron que era el número uno en la lista de morosos. Me sentí humillado", añade el joven. La pareja ya no vive en el piso, aunque aún les quedan cajas y paquetes por retirar, y se han instalado en casa de unos amigos. "Nos hemos ido porque tengo miedo de que una noche vengan a echarnos, con las niñas dentro", afirma Mari Mar. Germán ya lo da todo por perdido, pero el banco, asegura, aún no ha acabado su trabajo. "Además de quedarse el piso, me piden 100.000 euros más y fueron mis padres los que me avalaron", revela. Y eso es lo que más le duele. "Mi madre ha sufrido una profunda depresión porque ahora piensa que también le quitarán el piso a ella". En todo este proceso les asesora Eduard Baches, portavoz de la Plataforma de Afectados por la Hipoteca en Lleida.

"Es que parecía que todos íbamos a salir ganando"
Por Luis Benvenuty (Badalona)

Juana, su mujer, quiso salir del despacho del director de la sucursal, pero el agente inmobiliario la cogió del brazo y le dijo que ya todo estaba hecho, que no tenía que preocuparse por nada... Su hijo tampoco lo veía claro. "Pero yo me creí toda la película, yo los convencí", dice Enrique Amaya, de 59 años, pensionista, del badalonés y maltrecho barrio de Sant Roc, prácticamente analfabeto. Aquí los pisos embargados se cuentan por docenas, igual que los okupados tras una patada en la puerta.

"Me arrepiento todas las noches de aquel día. Sólo quería un préstamo para casar a mi hijo... Y acabé rehipotecando mi casa y la de mi hijo para comprar otra en Ciutat Meridiana y luego venderla y ganar lo que necesitábamos", dice con amargura en un desvencijado piso de menos de cincuenta metros cuadrados en la avenida Alfons XII. "Ya ni lo arreglamos porque no sabemos cuándo nos echarán... Es que todos íbamos a salir ganando...".

Corría el 2007. El sistema financiero bullía de desmesurada alegría. Entonces, añade Enrique, su pensión era de algo menos de 600 euros, y el sueldo de su hijo de unos 900. Ahora los abogados (de oficio) de Enrique tratan de que el juez reconsidere su decisión y tramite el caso por la vía penal. Como estafa. Pero todo apunta a que en cualquier caso esta historia se dirimirá por lo civil. "Ahora debemos casi 600.000 –sigue Enrique–. Yo ya lo veo todo perdido... Este verano mi mujer y yo ya nos íbamos a quedar en la calle. Pero la Plataforma de Afectados por la Hipoteca frenó nuestro desahucio. Desde entonces esperamos una nueva fecha. Estamos destrozados. No dormimos por las noches. Tomamos calmantes. Y yo me quiero morir, pero antes...".

Y es que sobrevino la crisis y el piso de Ciutat Meridiana nunca se vendió, y la desmesurada alegría del sistema financiero dejó de bullir. Y luego llegaron las cuotas y los apremios, "mil y pico por esto, mil y pico por lo otro...". "Y a mi hijo lo desahucian el miércoles que viene. Tiene mujer y dos críos. Está en el paro. Sin ayudas. Hace semanas que no sale de casa. Deprimido, con mareos".

"El piso de Ciutat Meridiana ya lo embargaron el año pasado. Yo nunca lo quise... Me arrepiento todas las noches. Que el banco se lo quede todo, pero que no nos echen. Que nos pongan un alquiler que podamos pagar. Nuestros pisos no les sirven. A este barrio no viene a vivir nadie normal, estas casas tiene el cemento podrido, los bancos no saben qué hacer con estos pisos. Por eso tantos desahuciados le pegan la patada a la puerta de la casa, para okuparla".

miércoles, 1 de febrero de 2012

"La monogamia no está en nuestra naturaleza"

Christopher Ryan, doctor en Psicología, ha estudiado la relación del humano con el sexo
Victor-M Amela, Ima Sanchís, Lluís Amiguet
"La monogamia no está en nuestra naturaleza"

Gran historia
En su tesis doctoral, Ryan analiza las raíces prehistóricas de la sexualidad humana. Si escribía un dato curioso o comentario irónico, su director, el renombrado investigador Stanley Krippner, le anotaba "guárdalo para el libro". En el principio era el sexo (Paidós) lo ha escrito a cuatro manos con su mujer, Cacilda Jethá, investigadora de la sexualidad en el entorno rural africano. El resultado es un cuestionamiento muy bien documentado y ameno de las teorías establecidas que afirman que la sexualidad humana es monógama. En el 95% de nuestro tiempo en la Tierra el sexo era compartido. La agricultura,con la propiedad y las herencias, hizo de la monogamia el centro del nuevo orden social.
Nuestra prehistoria era promiscua?
Vivían en grupos de unos 150 individuos y todos tenían relación con todos, pero no eran relaciones casuales con desconocidos, se conocían muy bien y lo compartían todo.

¿Eran unos hippies?
Algo parecido. El 95% de nuestro tiempo en la Tierra desde que somos hombres hemos vivido nómadas, en grupos pequeños, con mucha libertad sexual y sin control de los recursos por parte de nadie. Y el estatus de la mujer era alto porque tenía acceso directo a la comida, sabía protegerse de los animales salvajes y tratar enfermedades.

Pero eran ellos los que cazaban.
La caza no era el alimento básico. La mayor parte de la comida llegaba a través de las mujeres: plantas, insectos, semillas, ratas...

No es lo que nos han contado.
Nos han contado que el paso a la agricultura fue un gran salto hacia delante, cuando en realidad fue una catástrofe reciente.

10.000 años.
Por los restos óseos que datan de la transición del nomadismo al sedentarismo hallados en distintas regiones del mundo, sabemos que vivieron hambrunas generalizadas, déficit vitamínico, crecimiento atrofiado, drástica reducción de la esperanza de vida, enfermedades...

Creía que en la prehistoria nadie vivía más de 35 años.
Falso, la longevidad de los cazadores recolectores era de 65 a 75 años. Y la estatura media de los esqueletos encontrados antes de la era agrícola era de metro setenta. Con la agricultura, bajamos diez centímetros.

¿La era agrícola convirtió a la mujer en propiedad del hombre?
Sí. Como consecuencia de la propiedad privada y la herencia, por primera vez en la historia de nuestra especie, la paternidad se convirtió en una preocupación primordial; así nació la familia nuclear y la vida sexual de la mujer empezó a ser controlada. También empezaron las guerras por los bienes y las enfermedades a causa del hacinamiento.

¿La mujer preagrícola disfrutaba del sexo?
La mayoría de los teóricos de la evolución nos han contado que la obsesión del Homo sapiens era imponer sus genes y la de las mujeres atraer al macho mejor dotado para asegurar su descendencia, y que eso evolucionó en la búsqueda del rico y posicionado.

¿Y?
Si admitimos el postulado de que las mujeres no tienen especial interés por el sexo salvo como medio para manipular al hombre y conseguir el acceso a sus recursos, ¿por qué habría llevado la evolución a la hembra humana a desarrollar su capacidad sexual excepcionalmente pródiga?

¿...?
¿Por qué no reservar el sexo para los pocos días del ciclo en que la concepción es más probable, como hacen prácticamente todos los demás mamíferos?

¿...?
La hembra de la mayoría de las especies animales no está dispuesta a tener relaciones sexuales si no está ovulando; sólo los humanos, los chimpancés, los bonobos y los delfines lo hacen.

Entonces, la monogamia no está en nuestra naturaleza.
Los cuatro son inteligentes y viven en grupos complejos, cooperan, y el sexo funciona como una lubricación social, para establecer y mantener las relaciones. Ir en contra de nuestra naturaleza nos hace sufrir. No estoy haciendo apología del sexo libre, pero creo que vale la pena saber quiénes somos.

¿Qué dice la biología?
En el cuerpo hay muchas indicaciones de la vida sexual de nuestros antepasados. La razón de los testículos externos masculinos es mantener los espermatozoides a una temperatura más baja que el resto del cuerpo.

¿Cuál es la causa biológica?
Los espermatozoides se preservan durante más tiempo. Es como tener una nevera en el garaje sólo para cervezas porque los hombres pensamos que en cualquier momento pueden venir los amigos.

Entiendo.
Los animales que no están dispuestos a tener una actividad sexual en cualquier momento tienen los testículos dentro, como los gorilas. Los hombres tenemos el pene más grande y grueso de todos los primates y hace una succión en el acto sexual para eliminar los espermatozoides que pueda haber en el tracto reproductivo de la mujer.

¿Competición de espermatozoides?
Exacto, y eso significa que la mujer, el 95% de nuestro tiempo en la Tierra, ha vivido en un contexto en el que tenía relaciones con varios hombres en cada ciclo reproductivo. Si escucha a una pareja heterosexual haciendo el amor, ¿quién hace más ruido?

La mujer.
Si la mujer, tal como dicen, tiene menos libido y lo que le importa es el amor, ¿por qué hace más ruido? Entre los primates promiscuos, cuando copulan, la hembra hace llamadas para atraer a más machos.

¿Por qué las mujeres son multiorgásmicas y los hombres se agotan tan rápido?
Sólo tiene sentido si miras atrás y descubres que en la prehistoria una mujer tenía cinco amantes, a veces en la misma noche. Los hombres siempre están preparados para el sexo, a la mujer le cuesta más arrancar, pero una vez que arranca parece insaciable.

miércoles, 28 de diciembre de 2011

martes, 27 de diciembre de 2011

2012, un año de incertidumbres


La magnitud del déficit y un elevado desempleo condicionan el cumplimiento del principal objetivo del nuevo equipo económico: crecer y recobrar la confianza de los mercados

El nuevo equipo económico del Gobierno de Mariano Rajoy afronta un 2012 con el reto de crecer y recobrar la confianza de los mercados. Pero para ello debe despejar dos grandes problemas: reducir el déficit público y rebajar el elevado desempleo, en especial entre los jóvenes. La necesidad de cumplir con los compromisos fijados con Europa, pasar de un objetivo de déficit del 6% para este año al 4,4% en el 2012 y al 3% en el 2013, hará más complicada la reactivación de la economía. Pero para colaborar en su resolución, el Banco Central Europeo (BCE) ha dado un giro en su estrategia y ha decidido abrir una ventana de liquidez para el sistema financiero, y que volverá a repetir en febrero. "Esta es una señal clara de la nueva estrategia del BCE, que no va a consentir que el euro se venga abajo por falta de actividad económica. Mario Draghi va a luchar con tanta fuerza contra la deflación y la falta de actividad como Jean-Claude Trichet lo hizo contra la inflación", afirma Tano Santos, profesor de la Universidad de Columbia e investigador de Fedea.

El segundo factor que impide crecer –por la ausencia de crédito– es el obligado saneamiento de la cartera de créditos hipotecarios. Luis de Guindos, nuevo titular del Ministerio de Economía, afirma que no se hará mediante la creación de un "banco malo", sino mediante una fórmula organizativa intermedia. Pero nadie duda de que el gran reto sigue siendo crear empleo. De Guindos es consciente de que España tendrá que seguir viviendo con esta lacra durante muchos años. Sin embargo, estima que es posible darle la vuelta a la situación actual. Para ello será necesario combinar las medidas de ajuste del gasto público con otras de estímulo "aplicadas con imaginación". Por eso, la clave sigue estando en las reformas que no cuestan dinero, pero que pueden transformar las expectativas de los mercados, y que se traducirían en el pago del servicio de la deuda y el inicio de un nuevo ciclo virtuoso de crecimiento como el de 1996.

"Para alcanzar estos objetivos, el Gobierno ha planteado envolverlos en un gran reto: estar en el pelotón de cabeza del euro, lejos de la calificación de periféricos con que debe arrostrar la economía española. En el objetivo está de acuerdo el nuevo Gobierno y la oposición". Es la reflexión de José Manuel Campa, probablemente la última como secretario de Estado de Economía, donde ha sido un testigo de excepción de la gestión de la Gran Crisis que dura ya cuatro años. En su opinión, de la misma manera que España apostó primero por la democracia, después por entrar en la Comisión Económica Europea y años más tarde por formar parte del euro, ahora debe aspirar a estar en la construcción de la nueva Europa. "Será difícil, pero así disponemos de un banderín de enganche".

En opinión de Campa, aunque se le pueda tachar de iluso, si España llega al 2014 con una deuda pública por debajo del 75% del PIB y un déficit inferior al 3% y un sistema financiero saneado "se convertirá otra vez en un ejemplo para el conjunto de países europeos. "Lo hicimos anteriormente y podemos volver a conseguirlo".

Esta misma opinión la comparte el nuevo ministro de Economía, Luis de Guindos, quien afirmaba a este periódico hace tan sólo unos días que "España ni va a ser rescatada, ni va a pedir el rescate, al Fondo Monetario Internacional".

Reforma Laboraql. Flexibilizar el trabajo y dar mayor capacidad de decisión a las empresas
El principal objetivo de la reforma laboral del Gobierno de Mariano Rajoy es crear empleo. Este es el tornillo que une todas las varillas del abanico. Más empleo supone más consumo, mayor crecimiento y menos problemas en la Seguridad Social. Sin embargo, el nuevo equipo sabe que será una tarea lenta y difícil porque requiere un cambio de mentalidad y tratará de hacerlo desde el consenso. Pero sólo hasta Reyes.

Todos los cambios irán dirigidos a facilitar mayor flexibilidad en la empresa para que puedan adaptar sus condiciones de trabajo antes de despedir. Esto supone cambiar la obsoleta y rígida legislación de la negociación colectiva. Pero, además, hay que facilitar la contratación y dar mayor capacidad de decisión a los empresarios y que los cambios puedan hacerse con rapidez. Es decir, acabar con el principio de "santa Rita, Rita, lo que se da no se quita", como explica Juan Antonio Sagardoy.

Estos cambios permitirán acabar con la dualidad del mercado laboral, que condena en la actualidad a un tercio de los ciudadanos a vivir en la precariedad, emprender un proyecto de vida, tener un hijo o comprar una casa porque depende y dependerá de un contrato temporal que se puede encadenar sine die a lo largo de su vida, como explica Sergi Jiménez, profesor de la Universitat Pompeu Fabra.

En busca del equilibrio laboral. El ajuste del gasto público presionará aún más sobre la demanda interna
El principal objetivo del nuevo ministro de Hacienda y Administraciones Territoriales, Cristóbal Montoro, es cumplir el objetivo de reducir el déficit. La magnitud del ajuste aún es un misterio, porque depende de la cifra en que finalmente se cierre el 2011. Si es cierto el objetivo de déficit del 6%, será un recorte de gasto de 16.400 millones de euros, pero cada punto de desvío supone 10.000 millones de sacrificio. Funcas ha llegado a hablar de hasta 40.000 millones.

En este escenario el sector público no puede contribuir a animar la actividad. "La única alternativa para recuperar el crecimiento es hacer reformas estructurales que eleven la demanda". Esta es la receta que recomiendan los especialistas, por ejemplo, de Fedea, para recuperar el potencial de crecimiento de la economía que le permita crear empleo y que el Ministerio de Economía estima en el 3%. Estas medidas de ajuste irán acompañadas de medidas de estímulo en la oferta. Es decir, una hipotética bajada de impuestos a los agentes que crean empleo.

Para Montoro, el reto fundamental es embridar a las comunidades autónomas. Desde la oposición el PP planteó la posibilidad de que las autonomías pudieran renunciar a la prestación de servicios que no pueden asumir. Se encontrará en el camino a Catalunya, comunidad autónoma que decidió por su cuenta anticipar el recorte, en línea con su voluntad de autogobierno y de asumir el máximo de competencias posible.

Reforma financiera. Fusiones para eliminar el riesgo de los bancos zombis y facilitar el crédito
La compra del Pastor por el Popular, a la que siguió la adquisición de la CAM por el Sabadell, han marcado el inicio de la segunda fase de la reforma del sistema financiero. Una etapa que estará marcada por las fusiones. Las cajas se han reducido a la tercera parte, pero ese fue sólo el principio. Como afirma Aristóbulo de Juan, muñidor de la reforma de los noventa, "el cambio de propiedad y gestión debe producirse al mismo tiempo que el saneamiento". Esto en la práctica significa cerrar los bancos zombis (en la crisis anterior desaparecieron 51).

"Las crisis bancarias son como el chorizo: nos da asco cómo se hace, pero está muy rico", afirma Tano Santos, profesor de la Universidad de Columbia e investigador de Fedea. El Banco de España ha situado en 176.000 millones la "exposición potencialmente problemática" al ladrillo. Lo más podrido de esta partida son los 33.000 millones en suelo adjudicado, al margen de los créditos morosos.

El presidente, Mariano Rajoy, ha dejado claro que no habrá "banco malo", pero sí alguna fórmula parecida que deberán financiar las propias entidades. De entrada ha vuelto a cambiar la fiscalidad de la vivienda. Además, el nuevo Gobierno cambiará de arriba abajo el Banco de España, cuyo papel como vigilante del sistema ha quedado más que en entredicho.

Burbuja inmobiliaria. ¿Podemos renunciar a la construcción de viviendas e infraestructuras?
La pregunta que se hacen los principales economistas es si podemos renunciar a que la construcción siga siendo el motor del crecimiento económico. La respuesta es rotunda: no. Esta es la razón por la que el nuevo ministro de Hacienda, Cristóbal Montoro, que se convertirá en el "Mister No" del nuevo Gobierno ha aceptado de buena gana reinstaurar la desgravación fiscal por la compra de vivienda. El objetivo es reducir los activos inmobiliarios prisioneros de bancos y cajas, ajustar su precio al mercado e iniciar un nuevo ciclo de la construcción que estará mucho más controlado que en el pasado.

No se permitirá que la construcción represente el 12% del PIB, pero tampoco que se devalúe tanto como en la actualidad. Es decir, que el objetivo es reencontrar el equilibrio perdido entre la oferta y la demanda. Sin duda este será uno de los grandes ejes de la legislatura que ahora comienza.

La nueva ministra de Fomento, Ana Pastor, se encargará de racionalizar la construcción de infraestructuras. Ha quedado en cuestión la política de infraestructuras basada en un modelo radial y se trata de aplicar una mayor racionalidad en la gestión de recursos escasos, como los financieros. Uno de sus principales objetivos es erradicar de raíz los casos de corrupción que tradicionalmente se han producido en el entorno de la construcción.

Pensiones. Eliminar el temor a una vejez pobre y una Seguridad Social en riesgo de quiebra
No sería exagerado ni mucho menos señalar que la principal preocupación, con diferencia, del nuevo ministro de Economía, Luis de Guindos, es sin ninguna duda la situación financiera de la Seguridad Social. No es nuevo. Ya en 1996 cuando llegó al poder el primer gobierno del PP la reforma de la Seguridad Social se convirtió en la cambio estructural más importante. Entonces se pensó que impulsando la dotación del Fondo de Reserva la situación quedaba resuelta. Nada tan lejos de la realidad. En opinión de De Guindos, el citado fondo ayudará, pero no evitará que el sistema vuelva a entrar en déficit el próximo año, en el caso de que no lo haya hecho ya. "Es un tema que me preocupa profundamente".

Hay que tener en cuenta que la reforma realizada por el gobierno Zapatero en enero del 2011 para retrasar la edad de jubilación a los 67 años sólo ha sido un primer paso. La ley prevé que los cambios no entren en vigor hasta el 2013. Mariano Rajoy ya ha adelantado que hay que cortar de raíz las prejubilaciones sin más demora. Como afirma César Molinas, "si en Alemania se está planteando retrasar la edad de jubilación a los 69 años no tardará mucho en que el debate se vuelva a plantear en nuestro país". Los principales expertos coinciden en que la fórmula hay que buscarla en un sistema similar al realizado en Suecia y Portugal, que vincula la subida de pensiones a la evolución del PIB y a la demografía.

Jóvenes. El reto de cambiar la mentalidad de los jóvenes mejor preparados de la historia
Evitar que los jóvenes de 18 años se conviertan en una generación perdida es, sin lugar a dudas, el principal reto que se ha propuesto el presidente del Gobierno, Mariano Rajoy. Así se lo comentó hace unas semanas al secretario general de la UGT, Cándido Méndez, cuando este le dijo que le resultaba asombroso que España se hubiera convertido en uno de los principales suministradores de mano de obra cualificada –y barata– del mercado laboral alemán. Rajoy le respondió: "Contra eso lucharé con todas mis fuerzas".

Los datos son contundentes. Casi 200.000 jóvenes con titulación universitaria están trabajando fuera de España. No es un drama si se tiene en cuenta que aspiramos a formar parte de un mundo global y que formamos parte de la eurozona. Sin embargo, esta imagen del desempleo juvenil puede quedar distorsionada si olvidamos que la mayor parte de los jóvenes parados (que ya superan el 40%) carece de formación. Pero más aún si tenemos en cuenta que no tienen cualificación profesional y que, tal como explican en la Fundación eLogos, la mayoría no son capaces de seguir una explicación más de una hora y comprenderla. No es de extrañar si se considera que el fracaso escolar sube al 40%. La crisis ha forzado el regreso a unas aulas ya desbordadas. El reto es que tengan una formación útil.

domingo, 25 de diciembre de 2011

miércoles, 21 de diciembre de 2011

domingo, 11 de diciembre de 2011

Cel blau, mar en calma














Salvador Duarte: “100.000 autònoms menys per la morositat”

Aquesta és la xifra de treballadors autònoms que han tancat a Catalunya per l’impagament de les administracions públiques. Són dades que ha donat el president de la Confederació d’Autònoms de Catalunya, Salvador Duarte, que ha assegurat que “la situació dels autònoms és insostenible”. Tot això quan Hisenda reclama als autònoms 1.930 milions d’euros per l’IVA d’aquestes factures impagades.

miércoles, 7 de diciembre de 2011

La gran depresión griega

Grecia y otros periféricos europeos registran fuertes aumentos de problemas psicológicos

Grecia empieza a sufrir una epidemia de enfermedades mentales relacionadas –según expertos en salud pública consultados esta semana- con la crisis económica. "Tenemos problemas de ansiedad, angustia y depresión relacionados con el paro ", dice Dimos Dimellis, un psicólogo de la clínica Ego Ideal en Tesalónica que organiza desde el pasado lunes un nuevo programa voluntario de terapia de grupo para gente afectada por la crisis financiera. No es solo Grecia. Los tres países de la periferia europea que mas lejos han ido por el camino de la austeridad - Letonia, Irlanda y Grecia- son precisamente los que habían registrado las subidas mayores de suicidios entre el 2008 y el 2009, según Martin McKee, el director del Observatorio de sistemas europeos de salud y especialista en salud publica de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Grecia ha registrado un aumento de suicidios del 40% en lo que va de año.

Tras la desaparición de cientos de miles de pequeñas y medianas empresas, recortes salariales de hasta el 30%, una subida del desempleo del 7 % al 18% y una morosidad ya casi universal. Grecia es el ejemplo más chocante de cómo la crisis machaca la psicología. "En Grecia tenemos problemas especiales con padres de familia, el hombre pierde mucho autoestima si pierde el trabajo", dijo Dimellis en una entrevista por teléfono. Ego Ideal inició el programa con la colaboración del ayuntamiento tras advertir un aumento del 30% en el último año de personas que pedían ayuda psicológica en Tesalónica, la segunda ciudad griega. Es más, "los padres y madres griegos suelen proteger a los hijos mucho después de que alcanzan la mayoría de edad ; cuando los padres no pueden ayudar, genera sensaciones de desesperanza y depresión", dice.

Un ejemplo es Apóstolos Polyzonis que, después de un año en paro, se prendió fuego delante de una oficina bancaria en Tesalonika a mediados de septiembre, tras la negativa del banco a renegociar su deuda. Polyzonos -que solo sufrió quemaduras superficiales- explicó después que se sentía deprimido ya que no podía seguir pagando los estudios universitarios de su hija.

Otros llegaron más lejos. Michael Kriadis, dueño de la agencia publicitaria Take Vitamin Ad en Atenas, se tiró de la ventana de su oficina en la cuarta planta en septiembre, tras acumular deudas por más de 400.000 euros. Vaggelis Paterakis, pequeño comerciante del mercado de mayoristas Heraklion, en Creta, se pegó un tiro de escopeta –en un primer intento había tratado de envenenarse bebiendo cerveza y gasolina- tras suspender pagos sobre 800.000 euros. Dos otros mayoristas en el mercado se han suicidado desde el inicio de la crisis.

Los suicidios siempre tienen mil explicaciones y sería simplista achacarlos exclusivamente a la crisis. Pero McKee, uno de los autores de dos estudios sobre la crisis y la salud publicadas en The Lancet confirmó que se puede "comprobar una co-relación estadística significativa entre las recesiones, el paro y los suicidios; lo hemos visto en crisis anteriores y ahora también", explicó en una entrevista telefónica. "No es solo el impacto directo psicológico del paro sino el miedo al futuro".

Según el estudio sobre el impacto de la crisis sobre la salud de McKee y otros expertos, el número de suicidios en Grecia ya dibuja una trayectoria muy parecida la curva del paro (o la curva de la prima de riesgo). Entre el 2007 y el 2009 se registró una subida del 17% del número de suicidios. Luego, en 2010, subió el 15%. Y, según el misterio de Sanidad, se ha registrado un aumento del 40% solo en el primer semestre del 2010. La tasa de suicidio –número de suicidios por cada 100.000 habitantes- se ha duplicado del 2,8 a 6 desde el inicio de la crisis.

La situación puede ser aún más grave de lo que parece ya que la iglesia ortodoxa en Grecia niega servicio religioso a las familias de suicidas y se sabe que hay gente que camuflan la realidad. La ONG Klimaka que gestiona una línea telefónica caliente para atender a personas con tendencias suicidas, había recibido 5.000 llamadas en los primeros ocho meses del 2011, dos veces más que en todo el año 2010. Las recetas del antidepresivo Prozac subieron el 40% en el 2011, según el Instituto Nacional de Salud Mental.

Un dato que los diseñadores de los programas de austeridad en Bruselas, Berlín, Fráncfort y Washington deberían mirar con lupa, puede encontrarse en otro estudio de McKee y sus colaboradores (publicado en The Lancet en julio). Los tres países que más lejos han ido por el camino de la austeridad son precisamente los que registraron las subidas más fuertes de suicidios entre el 2008 y el 2009. Grecia es uno. Letonia –calificado por Cristine Lagarde, directora gerente del FMI como "modelo a seguir" por su duro programa de terapia de choque que llevó a la tasa del paro al 25% - es otro. Registró una subida de suicidios del 17%. Irlanda -otro país elogiado por la troika por aplicar de sus ajustes- con un aumento del 13%, es el tercero. "Letonia tiene problemas muy profundos", dijo McKee. España era uno de los países en los que se registró un brusco giro de 180 grados tras años en los que el suicidio bajaba, según McKee.

¿Cómo se podría romper la relación entre el paro y el suicidio? "Si adoptas políticas activas de mercado de trabajo para ayudar a la gente a encontrar trabajo", dijo McKee. "En España en los años ochenta se produjo un aumento significativo de suicidios cuando subió el paro; pero en Suecia en los noventa, un aumento muy fuerte del desempleo no impacto sobre los suicidios ya que el estado los ayudó".